Les retraités touchant la pension d’État invités à débrancher deux appareils domestiques dans les quinze jours

Les retraités touchant la pension d’État invités à débrancher deux appareils domestiques dans les quinze jours

Dans un contexte où chaque euro compte, surtout à la retraite, deux petits objets discrets dans le salon peuvent alourdir votre facture d’énergie sans que vous vous en rendiez compte. La bonne nouvelle, c’est qu’il suffit parfois de tendre la main vers une prise et d’appuyer sur un interrupteur pour reprendre la main sur votre budget.

Pourquoi l’on vous demande d’agir dans les quinze jours

Les tarifs de l’énergie continuent d’augmenter, au Royaume-Uni comme en France. Même quand la hausse annoncée semble faible, elle s’applique sur des factures déjà élevées. Résultat, de nombreux retraités voient leur reste à vivre diminuer d’année en année.

C’est pour cela que les associations de consommateurs tirent la sonnette d’alarme. Elles demandent aux personnes qui touchent une pension de retraite, et en particulier la pension d’État au Royaume-Uni, de couper rapidement certaines consommations inutiles. Deux appareils du salon sont clairement pointés du doigt. Vous les utilisez peut-être tous les jours, mais vous les laissez surtout branchés tout le temps.

Les deux appareils à débrancher en priorité dans le salon

Les experts de la consommation se calent tous sur le même constat. Les plus mauvaises surprises viennent souvent… des systèmes audio modernes. Ils sont pratiques, élégants, discrets. Mais lorsqu’ils restent en veille permanente, ils deviennent de petits “radiateurs invisibles”.

Les deux grands coupables sont les enceintes connectées et les barres de son. Ces équipements restent branchés 24h/24 pour être prêts à réagir à une commande vocale ou à démarrer en un clic. En apparence, ils dorment. En réalité, ils consomment sans arrêt.

Combien ces appareils peuvent-ils vous coûter chaque année ?

Les tests d’organisations comme Which? montrent que ces appareils sont parmi les plus gourmands en mode veille. Une enceinte connectée ou une barre de son peut représenter environ l’équivalent de 6 £ par an chacune en simple veille. Converti, cela revient à une dizaine d’euros selon les prix et la durée d’utilisation.

Pris isolément, le montant semble faible. Mais multipliez par deux enceintes, une barre de son, un vieux téléviseur et une box internet, et l’on arrive vite à plusieurs dizaines d’euros par an. Pour un retraité qui vit essentiellement de la pension d’État, cette somme peut représenter une facture de courses ou un plein d’essence.

Pourquoi les retraités sont plus exposés aux hausses de facture

Quand on travaille, on passe une bonne partie de la journée à l’extérieur. À la retraite, c’est l’inverse. On reste plus longtemps chez soi. On chauffe davantage, on allume plus souvent la télévision, la radio, les lumières. C’est normal, mais cela pèse sur la facture.

Au Royaume-Uni, le plafonnement des prix de l’énergie encadre les montants facturés, mais il ne bloque pas totalement les hausses. En France, le bouclier tarifaire s’amoindrit progressivement. Les retraités, souvent avec des revenus fixes et limités, ont donc peu de marge. D’où l’importance de traquer ces consommations cachées, qui ne réduisent pas votre confort lorsqu’on les supprime.

Enceintes et barres de son : que faire concrètement ?

Vous n’avez pas à renoncer à la musique ni au son de qualité. L’objectif n’est pas de vivre dans le silence, mais de couper ce qui ne sert à rien pendant des heures.

AppareilUsage courantGeste recommandé
Enceinte connectée / smart speakerBranchée en continu, écoute permanenteÉteindre complètement la nuit et lors des absences de plus de 2 heures
Barre de sonReste en veille même quand la TV est éteinteBrancher sur une multiprise avec interrupteur et couper après chaque utilisation

Si vous possédez par exemple deux enceintes connectées et une barre de son, le simple fait de les couper chaque nuit peut économiser l’équivalent de plusieurs dizaines d’euros sur quelques années. Ce n’est pas une révolution, mais cumulé avec d’autres petits gestes, cela soulage un budget déjà tendu.

Comment vérifier vous-même l’impact de la veille

Vous pouvez estimer la consommation de vos appareils sans être ingénieur. Reprenons un exemple simple. Supposons qu’une enceinte consomme environ 3 watts en veille. C’est une valeur courante pour ce type d’appareil récent.

Voici le calcul :

  • 3 W x 24 heures = 72 Wh par jour
  • Sur un an : 72 Wh x 365 ≈ 26 kWh
  • Si le kWh vous coûte 0,20 €, cela fait environ 5,20 € par an pour un seul appareil qui “dort”

Vous pouvez aussi investir dans un petit wattmètre. Vous le branchez entre la prise et l’appareil. Il affiche la consommation réelle, en veille et en fonctionnement. Cet outil coûte souvent moins de 20 €, et il permet de comparer par exemple une vieille barre de son et un modèle récent basse consommation.

Les autres appareils à surveiller dans votre logement

Les enceintes et barres de son ne sont que la partie visible de l’iceberg. De nombreux appareils consomment aussi lorsqu’ils ne semblent pas fonctionner. Un rapide tour du propriétaire peut réserver des surprises.

  • Box internet et décodeur TV : ils tournent souvent 24h/24, alors que l’on ne les utilise que quelques heures.
  • Chargeurs de téléphone et d’ordinateur : certains chauffent légèrement même sans appareil branché.
  • Micro-ondes : l’affichage de l’heure consomme en continu.
  • Ordinateurs et écrans : la veille prolongée reste consommatrice sur de longues durées.
  • Anciennes télévisions : beaucoup plus gourmandes que les modèles récents classés A ou supérieurs.

Une méthode simple consiste à prendre un carnet et à faire le tour de chaque pièce. Notez les appareils qui restent branchés tout le temps. Puis posez-vous une question très concrète : ai-je vraiment besoin que cet appareil soit prêt en permanence, même la nuit ou lorsque je sors plusieurs heures ?

Réduire la facture sans perdre en confort

À la retraite, télévision, musique ou radio ne sont pas de simples distractions. Elles rythment les journées, elles tiennent compagnie. Il est donc important de préserver ces plaisirs. La clé est ailleurs : couper les appareils uniquement lorsqu’ils ne servent vraiment pas.

Quelques stratégies faciles à mettre en place :

  • Programmer des horaires : par exemple, éteindre la box et les enceintes entre 23h et 7h, si vous ne les utilisez jamais la nuit.
  • Utiliser des multiprises avec interrupteur : réunissez TV, barre de son, console de jeu sur une même prise, et coupez d’un simple bouton.
  • Activer le mode “veille profonde” si votre appareil en dispose. Ce mode réduit la consommation sans tout débrancher.
  • Remplacer progressivement les vieux appareils très gourmands par des modèles classés basse consommation lorsque vous devez de toute façon en changer.

Un enjeu qui concerne aussi les retraités français

Même si l’alerte initiale vise les retraités britanniques, les seniors français sont confrontés à la même réalité. Le prix de l’électricité augmente, les protections publiques sont moins généreuses. Et beaucoup de retraités vivent avec une pension modeste, parfois inférieure au coût réel de la vie.

En France, ces gestes peuvent se combiner avec d’autres leviers : chèque énergie, aides locales pour la rénovation, tarifs sociaux proposés par certains fournisseurs. En cumulant l’ensemble, un ménage retraité peut réellement alléger l’angoisse de la facture hivernale et retrouver un peu de sérénité.

Que faire concrètement dans les quinze prochains jours ?

Si vous souhaitez passer à l’action sans vous disperser, vous pouvez suivre ce petit plan simple :

  • Jour 1 à 3 : repérer les enceintes, barres de son et appareils en veille permanente dans le salon.
  • Jour 4 à 7 : acheter, si besoin, 1 ou 2 multiprises avec interrupteur et les installer.
  • Jour 8 à 10 : ajuster vos habitudes, par exemple couper systématiquement la multiprise au coucher.
  • Jour 11 à 15 : faire le même exercice dans la chambre et la cuisine, pour les chargeurs, le micro-ondes, l’ordinateur.

Ces gestes demandent un petit effort au début, mais deviennent vite des automatismes. Et lorsque, dans quelques mois, vous comparerez vos factures, vous verrez que ces deux appareils débranchés ne représentaient pas qu’un détail. Ils étaient le point de départ d’une vraie reprise de contrôle sur vos dépenses d’énergie.

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Auteur/autrice

  • Giulia Delacroix est une spécialiste franco-italienne passionnée par la gastronomie et l’actualité culinaire. Formée à l’Institut Paul Bocuse et titulaire d’un master en communication agroalimentaire à Milan, elle a travaillé en rédaction gastronomique pour plusieurs grands titres européens, alternant enquêtes, chroniques et conseils pratiques. Exploratrice de nouvelles tendances, elle privilégie le contact direct avec les producteurs locaux et les chefs émergents. Sa vision : rendre chaque moment gourmand accessible, documenté et inspirant pour tous les amateurs, tout en valorisant l’authenticité et l’innovation du monde culinaire.

À propos de l'auteur, Giulia Delacroix

Giulia Delacroix est une spécialiste franco-italienne passionnée par la gastronomie et l’actualité culinaire. Formée à l’Institut Paul Bocuse et titulaire d’un master en communication agroalimentaire à Milan, elle a travaillé en rédaction gastronomique pour plusieurs grands titres européens, alternant enquêtes, chroniques et conseils pratiques. Exploratrice de nouvelles tendances, elle privilégie le contact direct avec les producteurs locaux et les chefs émergents. Sa vision : rendre chaque moment gourmand accessible, documenté et inspirant pour tous les amateurs, tout en valorisant l’authenticité et l’innovation du monde culinaire.

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